{"id":2105,"date":"2019-10-30T14:45:23","date_gmt":"2019-10-30T14:45:23","guid":{"rendered":"http:\/\/fedaian-minority.org\/?p=2105"},"modified":"2019-11-20T00:50:41","modified_gmt":"2019-11-20T00:50:41","slug":"vingt-cinq-ans-de-lutte-pour-le-socialisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/2019\/10\/30\/vingt-cinq-ans-de-lutte-pour-le-socialisme\/","title":{"rendered":"Vingt-cinq ans de lutte pour le socialisme"},"content":{"rendered":"<div style='padding-bottom:10px; font-size:35px;' class='av-special-heading av-special-heading-h2  blockquote modern-quote modern-centered  avia-builder-el-0  el_before_av_textblock  avia-builder-el-first   av-inherit-size '><h2 class='av-special-heading-tag '  itemprop=\"headline\"  >Vingt-cinq ans de lutte pour le socialisme<\/h2><div class='special-heading-border'><div class='special-heading-inner-border' ><\/div><\/div><\/div>\n<section class=\"av_textblock_section \"  itemscope=\"itemscope\" itemtype=\"https:\/\/schema.org\/BlogPosting\" itemprop=\"blogPost\" ><div class='avia_textblock  '   itemprop=\"text\" ><p><strong><em><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-2106\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/fedaian-minority.org\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/siyakal3.gif?resize=200%2C256\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"256\" \/>Les conditio<\/em><\/strong><strong><em>ns de la fondation<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Aucun bilan scientifique et pr\u00e9cis des luttes de notre Organisation ne pourra \u00eatre donn\u00e9, son r\u00f4le dans le mouvement communiste et ouvrier et ses exp\u00e9riences positives et n\u00e9gatives, sans conna\u00eetre au pr\u00e9alable les conditions et la situation de ce mouvement \u00e0 l&#8217;\u00e9poque. Retournons donc aux ann\u00e9e 1960 pour r\u00e9fl\u00e9chir sur les conditions r\u00e9elles et mentales de cette \u00e9poque-l\u00e0. C&#8217;\u00e9tait une d\u00e9cennie o\u00f9 la soci\u00e9t\u00e9 iranienne traversait une s\u00e9rie d&#8217;\u00e9volutions \u00e9conomiques r\u00e9elles. Les r\u00e9formes agraires du r\u00e9gime du Chah avaient ouvert en particulier la voie de la croissance et du d\u00e9veloppement des relations capitalistes. Les investissements grandissants des capitaux imp\u00e9rialistes et le d\u00e9veloppement des grands \u00e9tablissements et le syst\u00e8me de production capitaliste devinrent dominant. Ces \u00e9volutions \u00e9conomiques et relations de production furent accompagn\u00e9es de certains changements sociaux et de classes. Par cons\u00e9quent certaines contradictions furent r\u00e9solues, certaines s&#8217;apais\u00e8rent et certaines autres se cr\u00e9\u00e8rent. Le cadavre du f\u00e9odalisme qui avait re\u00e7u des coups mortels pendant quelques d\u00e9cennies fut ainsi enterr\u00e9. Les f\u00e9odaux ont totalement perdu leurs puissances et influences et la bourgeoisie d\u00e9pendante a pris toutes les r\u00eanes du pouvoir. La contradiction des paysans et des f\u00e9odaux qui \u00e9tait l&#8217;une des principales de la soci\u00e9t\u00e9 fut alors r\u00e9solue et la production de petite paysannerie s&#8217;instaura dans les villages. Un grand nombre de paysans quitt\u00e8rent les villages pour rejoindre la classe ouvri\u00e8re des villes. Un autre groupe de paysans qui avait m\u00eame re\u00e7u des terres s&#8217;appauvrissaient car les relations capitalistes se d\u00e9veloppaient dans les villages, les couches de classes se formaient dans la paysannerie et les pressions financi\u00e8res bureaucratiques \u00e9tatiques et la bourgeoisie rurale et la grande bourgeoisie grandissaient. Certains de ces anciens paysans commenc\u00e8rent \u00e0 travailler dans les entreprises capitalistes des villes et rejoignirent la classe ouvri\u00e8re et certains autres s&#8217;installaient dans les banlieues pour constituer l&#8217;arm\u00e9e de r\u00e9serve du travail. La petite-bourgeoisie traditionnelle des villes s&#8217;inclinait devant le d\u00e9veloppement des grands capitaux et sa grande partie rejoignit aussi la classe ouvri\u00e8re. Mais la petite-bourgeoisie moderne avait accru dans une certaine limite. Les r\u00e9formes ont port\u00e9 aussi les derniers coups \u00e0 la bourgeoisie soi-disant nationale. Seule la classe ouvri\u00e8re grandissait quantitativement \u00e0 cause de son important r\u00f4le dans la production. Les \u00e9volutions expliqu\u00e9es ci-dessus qui ont diminu\u00e9 les contradictions et une dictature politique ont fait que le mouvement populaire \u00e9tait dans un stade de stagnation jusqu&#8217;\u00e0 la fin de la d\u00e9cennie 1960. Toutefois la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 de cette d\u00e9cennie a vu l&#8217;accentuation des contradictions et la formation des protestations. Les pr\u00e9mices du mouvement contestataire furent estudiantines qui prirent une forme populaire avec l&#8217;affaire du suicide de Takhti (un tr\u00e8s populaire lutteur iranien qui fut trouv\u00e9 mort dont les autorit\u00e9s ont annonc\u00e9 un suicide. &#8211; N.D.T.) et la protestation contre l&#8217;augmentation des tarifs des transports en commun. Il n&#8217;y avait pas encore de mouvements spontan\u00e9s ouvriers.<\/p>\n<p>Le probl\u00e8me de la lutte organis\u00e9e, de la relation du mouvement communiste et ouvrier et la n\u00e9cessit\u00e9 du leadership prol\u00e9tarien du mouvement devenait essentiel alors que le mouvement grandissait et la tendance au socialisme prenait racine dans les forces potentiellement actives.<\/p>\n<p>Le mouvement ouvrier souffrait du minimum d&#8217;organisation et de prise de conscience de classe \u00e0 cause de la dictature du Chah, des tra\u00eetrises du parti Toudeh et de l&#8217;arriv\u00e9e des paysans et des petits-bourgeois de villes qui rejoignirent la classe ouvri\u00e8re suite aux r\u00e9formes sans toutefois avoir acquis des principes prol\u00e9tariens. La disparit\u00e9, la passivit\u00e9 et l&#8217;inexistence de programme \u00e9taient la particularit\u00e9 des groupes qui apparaissaient \u00e0 cette \u00e9poque-ci. A la suite de l&#8217;\u00e9chec et des scissions \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du parti Toudeh deux tendances se form\u00e8rent. Une tendance voyait l&#8217;\u00e9chec du parti Toudeh dans la tra\u00eetrise de la direction et non pas dans ses politiques r\u00e9formistes et compromettantes. Elle d\u00e9cida alors de reconstituer ce parti avec une nouvelle direction. La deuxi\u00e8me tendance a pris apparemment des positions contre le r\u00e9visionnisme et le r\u00e9formisme du parti Toudeh mais en v\u00e9rit\u00e9 l&#8217;essence des pens\u00e9es Toudeh \u00e9tait pr\u00e9serv\u00e9e. Elle suivit le mirage d&#8217;une longue guerre populaire commen\u00e7ant dans les villages pour conqu\u00e9rir des villes selon le mod\u00e8le chinois. Ces deux tendances influen\u00e7aient le mouvement durant une bonne p\u00e9riode. Mais elles perdirent de leur influence faute de coupure franche d&#8217;avec des tactiques \u00e0 la Toudeh et de proposer un projet r\u00e9volutionnaire \u00e0 la nouvelle situation de la soci\u00e9t\u00e9. Les groupes inexp\u00e9riment\u00e9s disparaissaient tr\u00e8s vite sous les coups policiers sans pouvoir joindre la classe ouvri\u00e8re. Ce fait eut des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur ces groupes et la passivit\u00e9 propag\u00e9e par le parti Toudeh s&#8217;expliquait. On pr\u00e9tendait que l&#8217;on ne peut rien faire pour l&#8217;instant, qu&#8217;il fallait se prot\u00e9ger et attendre des jours meilleurs. Ces groupes se pourrissaient de l&#8217;int\u00e9rieur et disparaissaient en peu de temps. La crise du mouvement s&#8217;aggravait alors \u00e0 cause des r\u00e9pressions polici\u00e8res, de la perplexit\u00e9 des groupes, de l&#8217;impuissance de r\u00e9pondre aux probl\u00e8mes de la nouvelle situation, de l&#8217;impuissance de liaison d&#8217;avec la classe ouvri\u00e8re et des d\u00e9saccords dans le mouvement communiste international. Les r\u00e9ponses sur mesure et sur mod\u00e8le russe ou chinois n&#8217;ayant rien apport\u00e9, les groupes qui ne se r\u00e9signaient pas et voulaient intervenir r\u00e9volutionnairement dans la lutte des classes commenc\u00e8rent \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur la fin de la passivit\u00e9 et l&#8217;issue de l&#8217;impasse. Cela n&#8217;\u00e9tait possible que si une analyse pr\u00e9cise \u00e9tait faite de la situation \u00e9conomique, sociale et politique existante. Ainsi l&#8217;on pouvait obtenir de nouvelles tactiques de lutte et d&#8217;organisation. Ce devoir fut assum\u00e9 par ceux qui devinrent fondateurs de notre Organisation. Pour la premi\u00e8re fois une analyse pr\u00e9cise fut donn\u00e9e de la situation pr\u00e9cise de l&#8217;Iran. Dans le domaine \u00e9conomique, la pr\u00e9dominance du capitalisme fut d\u00e9montr\u00e9e. Cette d\u00e9monstration eut une importance de premier degr\u00e9 car elle fondait les bases des futures luttes des communistes, elle mettait fin au trouble des organisations prochinoises qui pr\u00e9sentaient encore la soci\u00e9t\u00e9 iranienne comme une soci\u00e9t\u00e9 semi f\u00e9odale &#8211; semi colonis\u00e9e, elle d\u00e9montrait aussi le r\u00f4le de la bourgeoisie d\u00e9pendante de l&#8217;imp\u00e9rialisme dans les \u00e9v\u00e9nements r\u00e9cents sur lesquels les opportunistes du parti Toudeh s&#8217;\u00e9taient pench\u00e9s les pr\u00e9sentant comme des actions progressistes du r\u00e9gime. Dans le domaine politique cette analyse d\u00e9montrait la nature r\u00e9actionnaire de la dictature du capitalisme d\u00e9pendant iranien malgr\u00e9 la pr\u00e9dominance des relations de production bourgeoise et sa superstructure politique bourgeoise. Elle d\u00e9finissait ensuite la situation et le r\u00f4le des classes dans la soci\u00e9t\u00e9 et la r\u00e9volution iranienne et ses forces g\u00e9n\u00e9ratrices. Les positions furent prises sur ce point se distinguant des tendances du parti Toudeh et ses scissionnaires. L&#8217;illusion de la bourgeoisie soi-disant nationale qui aurait pu \u00eatre r\u00e9volutionnaire et progressiste fut d\u00e9clar\u00e9e inadmissible. Le camarade Ahmadzadeh proposait que malgr\u00e9 la nature d\u00e9mocratique de la R\u00e9volution dans son premier stade &#8220;la lutte contre la pr\u00e9dominance imp\u00e9rialiste c&#8217;est-\u00e0-dire le capital mondial entra\u00eene l&#8217;implication de certains \u00e9l\u00e9ments du capital lui-m\u00eame.&#8221; &#8220;C&#8217;est pourquoi certains \u00e9l\u00e9ments d&#8217;une r\u00e9volution socialiste naissent dans la lutte anti-imp\u00e9rialiste et grandissent au cours de la lutte.&#8221; &#8220;La bourgeoisie nationale ne peut naturellement pas \u00eatre pers\u00e9v\u00e9rante dans ce genre de lutte \u00e0 cause des conditions historiques de son existence et ses liens avec le capital \u00e9tranger.&#8221; Le camarade Ahmadzadeh alla plus loin et dit: &#8220;La bourgeoisie nationale dispara\u00eet lentement sous la pression du capital \u00e9tranger sans avoir cru et sans avoir pu s&#8217;organiser.&#8221; Sur le r\u00f4le et la situation de la petite-bourgeoisie, il pr\u00e9cisa : &#8220;Elle ne peut jamais devenir une force ind\u00e9pendante politique \u00e0 cause de ses conditions mat\u00e9rielles de production. Alors elle est oblig\u00e9e d&#8217;admettre le leadership du prol\u00e9tariat ou se confier \u00e0 la bourgeoisie.&#8221; Sur le prol\u00e9tariat il conclut : &#8220;Le prol\u00e9tariat est quantitativement faible mais qualitativement il dispose d&#8217;une grande puissance d&#8217;organisation.&#8221; Le leadership prol\u00e9tarien du mouvement est la condition principale de toute r\u00e9volution victorieuse nous pr\u00e9cise-t-il; &#8220;Plus l&#8217;Etat devient par nature et par apparence bourgeois, plus l&#8217;\u00e9l\u00e9ment socialiste devient important. La lutte contre la pr\u00e9dominance du capital mondial devient une lutte contre tout le capital et la n\u00e9cessit\u00e9 du leadership prol\u00e9tarien s&#8217;impose davantage.&#8221;<\/p>\n<p>Cette analyse \u00e9conomique, sociale et politique fut un grand pas, vu le niveau du mouvement communiste. Il n&#8217;est pas \u00e9tonnant qu&#8217;elle f\u00fbt devenue la th\u00e9orie dominante du mouvement communiste iranien. L&#8217;objectif de cette analyse \u00e9tait de trouver une issue \u00e0 la crise du mouvement communiste iranien. Le probl\u00e8me \u00e9tait de d\u00e9passer les &#8220;rassemblements simples&#8221; des forces communistes afin de se lier \u00e0 la classe ouvri\u00e8re et de rappeler l&#8217;importance du leadership prol\u00e9tarien de la r\u00e9volution. Le probl\u00e8me de la constitution du parti de classe des ouvriers est devenu \u00e0 ce moment-l\u00e0 important. Le camarade Ahmadzadeh expliqua : &#8220;Notre objectif et celui de tous les groupes communistes doit \u00eatre la constitution d&#8217;un parti marxiste-l\u00e9niniste. Que faire pour le construire ? Deux devoirs seraient \u00e0 assumer : nous et les autres groupes devrions \u00e9duquer les futurs cadres de ce parti d&#8217;une part et d&#8217;une autre pr\u00e9parer le contexte d&#8217;un tel parti aupr\u00e8s des masses. Nous n&#8217;avons jamais constat\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 de la fondation du parti sans que les luttes l&#8217;exigent pratiquement et sans que son contexte soit pr\u00e9par\u00e9 auparavant chez les ouvriers et les masses non ouvri\u00e8res.&#8221;<\/p>\n<p>L&#8217;irr\u00e9alisme de la constitution d&#8217;un tel parti \u00e9tait clair car ni les mouvements spontan\u00e9s ouvriers, ni la relation du mouvement communiste et ouvrier et ni les tactiques prol\u00e9tariennes n&#8217;existaient. M\u00eame aujourd&#8217;hui, apr\u00e8s des ann\u00e9es, la difficult\u00e9 de la constitution du parti persiste malgr\u00e9 une R\u00e9volution pass\u00e9e et le niveau incomparable du mouvement ouvrier et communiste.<\/p>\n<p>Nos camarades n&#8217;\u00e9taient pas du tout des socialistes qui ne font que parler et dont les paroles et les pratiques divergent. Le probl\u00e8me de nos camarades n&#8217;\u00e9tait pas seulement d&#8217;accepter le marxisme-l\u00e9ninisme mais \u00e9tait de l&#8217;appliquer dans la vie r\u00e9elle. Pour eux le marxisme-l\u00e9ninisme \u00e9tait le guide de la pratique r\u00e9volutionnaire pour an\u00e9antir la crise et l&#8217;\u00e9cart entre la th\u00e9orie et la pratique r\u00e9volutionnaire en liant ces deux derni\u00e8res. Ainsi ils ne rest\u00e8rent pas perplexes quant \u00e0 la constitution du parti communiste. Ils corrig\u00e8rent leur erreur et conclurent que la voie de la construction du parti de classe des ouvriers est encore tr\u00e8s longue. Pour intervenir dans la lutte des classes r\u00e9volutionnairement ils choisirent le mariage de l&#8217;action arm\u00e9e et l&#8217;action politique.<\/p>\n<p><em>De 1971 \u00e0 1979<\/em><\/p>\n<p>C&#8217;\u00e9tait ainsi que l&#8217;impasse existante fut bris\u00e9e. La grande majorit\u00e9 des r\u00e9volutionnaires communistes iraniens s&#8217;organis\u00e8rent autour de notre Organisation et de ses luttes. La vie et la lutte de l&#8217;Organisation rest\u00e8rent sauves malgr\u00e9 de nombreux coups port\u00e9s par la dictature sauvage du r\u00e9gime du Chah et sa police. Jusqu&#8217;\u00e0 l&#8217;insurrection de f\u00e9vrier 1979, notre Organisation \u00e9tait la seule organisation marxiste-l\u00e9niniste active en Iran. L&#8217;influence de la lutte de notre Organisation dans la soci\u00e9t\u00e9 et son r\u00f4le dans le mouvement fut telle qu&#8217;elle est devenue une puissante organisation de masses courant l&#8217;insurrection. Elle est devenue la plus grande organisation communiste de l&#8217;Iran voire de tout le Moyen-Orient.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tous les acquis et le r\u00f4le positif de l&#8217;Organisation dans le mouvement, elle affrontait des erreurs et d\u00e9viations dues \u00e0 son bas niveau de connaissances communistes et \u00e0 l&#8217;infiltration des tendances populistes.<\/p>\n<p>D\u00e8s le d\u00e9but l&#8217;Organisation donna un bilan incorrect des conditions r\u00e9elles de la R\u00e9volution. La tendance \u00e9conomiste \u00e0 l&#8217;\u00e9poque donnait un r\u00f4le absolu \u00e0 l&#8217;\u00e9l\u00e9ment \u00e9conomique et \u00e0 la non connaissance des contradictions. Elle ne donnait pas assez d&#8217;importance \u00e0 la dictature et son reflet n\u00e9gatif sur les mouvements spontan\u00e9s. Face \u00e0 cette tendance le camarade Ahmadzadeh voyant une partie des r\u00e9alit\u00e9s, tomba dans une autre d\u00e9viation. Il n&#8217;a pas donn\u00e9 suffisamment d&#8217;importance \u00e0 la non connaissance des contradictions et rendu le r\u00f4le de la dictature absolu. Il pr\u00e9tendit que les contradictions se sont accrues suffisamment, que les m\u00e9contentements et les protestations existaient suffisamment pour que les conditions r\u00e9elles de la r\u00e9volution apparaissent. Seulement la dictature emp\u00eachait, selon cette th\u00e8se, le d\u00e9veloppement des mouvements populaires spontan\u00e9s pour le renversement du r\u00e9gime du Chah. Cette th\u00e8se fut \u00e9lev\u00e9e contre l&#8217;\u00e9conomisme et imposa le gauchisme dans les luttes de l&#8217;Organisation. Cette th\u00e8se fut rejet\u00e9e quelque temps apr\u00e8s au sein de l&#8217;Organisation. Elle n&#8217;influen\u00e7a ni le regard g\u00e9n\u00e9ral de l&#8217;Organisation sur la dictature ni ses tactiques. L&#8217;Organisation accepta les th\u00e9ories du camarade Djazani refusant l&#8217;existence des conditions r\u00e9elles de la r\u00e9volution \u00e0 ce moment-l\u00e0 mais admettant la tactique arm\u00e9e comme une tactique principale. Malgr\u00e9 l&#8217;insistance sur la lutte politique aupr\u00e8s de la classe ouvri\u00e8re l&#8217;admission de la lutte arm\u00e9e eut des cons\u00e9quences n\u00e9gatives sur l&#8217;activit\u00e9 politique de l&#8217;Organisation dans la classe ouvri\u00e8re. La th\u00e9orie sur la dictature devint tellement importante chez le camarade Djazani qu&#8217;elle fit ombre sur la contradiction entre le travail et le capital et la lutte contre la dictature devint une n\u00e9cessit\u00e9 strat\u00e9gique. C&#8217;est pourquoi les th\u00e9ories du camarade Djazani \u00e9taient un pas en arri\u00e8re par comparaison \u00e0 celles du camarade Ahmadzadeh. La lutte contre la dictature \u00e9tait devenue une \u00e9tape strat\u00e9gique \u00e0 part enti\u00e8re. Cette th\u00e9orie alimenta une tendance populiste au sein de l&#8217;Organisation. La lutte des ouvriers contre les capitalistes fut subordonn\u00e9e \u00e0 la lutte de tout le peuple contre la dictature, ainsi l&#8217;ind\u00e9pendance de classe des ouvriers fut oubli\u00e9e. Ce danger de confusion existe dans des pays o\u00f9 deux fronts de lutte sont ouverts. Deux luttes qui sont diff\u00e9rentes par leur nature, leur objectif et leur composition sociale. La lutte de la classe ouvri\u00e8re contre la classe capitaliste et pour le renversement de l&#8217;ordre bourgeois et l&#8217;instauration d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 socialiste ; et la lutte du peuple c&#8217;est-\u00e0-dire la lutte commune des ouvriers et la petite-bourgeoisie contre la puissance \u00e9tatique et l&#8217;imp\u00e9rialisme dans le cadre de certaines revendications retard\u00e9es d\u00e9mocratiques, de libert\u00e9 et anti-imp\u00e9rialistes. Les communistes doivent soutenir les deux luttes et les dirigent. Ne pas donner d&#8217;importance \u00e0 la lutte commune des ouvriers et de la petite-bourgeoisie peut amener au sectarisme et l&#8217;isolement de la classe ouvri\u00e8re et poussera la petite-bourgeoisie vers la bourgeoisie. D&#8217;un autre c\u00f4t\u00e9 donner beaucoup d&#8217;importance \u00e0 cette lutte par rapport \u00e0 la lutte du travail et du capital peut nuire \u00e0 l&#8217;ind\u00e9pendance de classe des ouvriers et causera m\u00eame la disparition de la classe ouvri\u00e8re dans le mouvement populiste.<\/p>\n<p>Notre Organisation n&#8217;a pu en v\u00e9rit\u00e9 \u00e9tablir une relation correcte entre ces deux luttes. Nous n&#8217;avons pas donn\u00e9 assez d&#8217;importance \u00e0 la lutte de classe des ouvriers contre les capitalistes qui a pour objectif le communisme. Par contre nous avons pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la lutte de tout le peuple contre l&#8217;imp\u00e9rialisme et la dictature monarchique. En plus dans cette m\u00eame lutte de tout le peuple nous n&#8217;avons pas dessin\u00e9 les fronti\u00e8res de s\u00e9paration de la classe ouvri\u00e8re d&#8217;avec la petite-bourgeoisie. Nous n&#8217;avons pas insist\u00e9 sur le caract\u00e8re provisoire de l&#8217;union. Les r\u00e9sultats n\u00e9gatifs de ces non prises de positions contre les tendances populistes commenc\u00e8rent \u00e0 se manifester apr\u00e8s l&#8217;insurrection de f\u00e9vrier 1979, lorsque la R\u00e9publique islamique arrivait au pouvoir. Les tendances opportunistes de droite ont apparu dans l&#8217;Organisation et une importante partie des forces de l&#8217;Organisation suivirent la R\u00e9publique islamique. Dans l&#8217;analyse des erreurs et d\u00e9viations de l&#8217;Organisation pendant la p\u00e9riode d&#8217;avant la R\u00e9volution il ne faut pas oublier que ces d\u00e9viations n&#8217;\u00e9taient que des tendances et n&#8217;affect\u00e8rent pas la nature communiste, r\u00e9volutionnaire et combattante de l&#8217;Organisation. C&#8217;est justement cette nature qui permit \u00e0 l&#8217;Organisation d&#8217;attirer presque tous les avant-gardes ouvriers et intellectuels r\u00e9volutionnaires communistes pour devenir la plus puissante et la plus influente organisation des ouvriers, gr\u00e2ce aux \u00e9volutions du mouvement populaire.<\/p>\n<p><em>De 1979 \u00e0 nos jours<\/em><\/p>\n<p>Pendant la R\u00e9volution de 1979 et une courte p\u00e9riode apr\u00e8s le renversement du r\u00e9gime du Chah notre Organisation a pu jouer un r\u00f4le important dans l&#8217;organisation et la prise de conscience des ouvriers dans les plus grands \u00e9tablissements et usines, ainsi des milliers d&#8217;ouvriers ont rejoint les rangs de notre Organisation. Le r\u00f4le jou\u00e9 de l&#8217;Organisation durant cette p\u00e9riode pour faire conna\u00eetre les id\u00e9aux du socialisme fut vraiment sans pareil. On peut m\u00eame dire que presque 90% des r\u00e9volutionnaires iraniens ont rejoint le mouvement communiste sous l&#8217;influence de la lutte, des activit\u00e9s et des convictions communistes de notre Organisation. Mais l&#8217;inexistence d&#8217;un programme clair et net et aussi des tactiques prol\u00e9tariennes ont permis aux tendances populistes petites-bourgeoises de se d\u00e9velopper dans l&#8217;Organisation. Ces tendances se sont cristallis\u00e9es en un opportunisme sous l&#8217;appellation de &#8220;Majorit\u00e9&#8221;. Cette &#8220;majorit\u00e9&#8221; profita alors de la nouvelle situation populiste pour parler du nouveau r\u00e9gime comme petit-bourgeois r\u00e9volutionnaire et de la R\u00e9volution nationale anti-imp\u00e9rialiste. Elle a r\u00e9ussi \u00e0 avoir la confiance d&#8217;une grande partie de l&#8217;Organisation pour soutenir la bourgeoisie et la r\u00e9action islamique. Elle rejeta les positions de l&#8217;Organisation contre le r\u00e9visionnisme en g\u00e9n\u00e9ral et celui du camp socialiste, elle accepta ainsi les positions du parti Toudeh. La tendance marxiste-l\u00e9niniste, c&#8217;est-\u00e0-dire la &#8220;Minorit\u00e9&#8221; se forma contre ces opportunistes. La &#8220;minorit\u00e9&#8221; a d\u00e9fendu les traditions r\u00e9volutionnaires communistes de l&#8217;Organisation en soutenant les int\u00e9r\u00eats et objectifs de la classe ouvri\u00e8re. La &#8220;minorit\u00e9&#8221; d\u00e9non\u00e7a la nature bourgeoise-religieuse de la R\u00e9publique islamique contrairement \u00e0 la &#8220;majorit\u00e9&#8221;. Elle proposa la mobilisation populaire pour le renversement du r\u00e9gime islamique. Elle critiqua dialectiquement le pass\u00e9 de l&#8217;Organisation, condamna les d\u00e9viations populistes, d\u00e9fendit l&#8217;ind\u00e9pendance de classe ouvri\u00e8re et insista sur les positions id\u00e9ologiques-politiques contre le r\u00e9visionnisme et le r\u00e9formisme dans le domaine national et international. Apr\u00e8s un an de d\u00e9bats et de discussions internes, il fut constat\u00e9 que l&#8217;union de ces deux \u00e9tait impossible et la scission \u00e9tait in\u00e9vitable. La &#8220;Minorit\u00e9&#8221; continua sa lutte acharn\u00e9e contre la R\u00e9publique islamique malgr\u00e9 le coup port\u00e9 par les opportunistes de la &#8220;Majorit\u00e9&#8221;, la perte de la plupart des cadres et des membres de l&#8217;Organisation et l&#8217;atmosph\u00e8re de dictature islamique qui se confirmait.<\/p>\n<p>L&#8217;Organisation est devenue ainsi une organisation influente de masses. Dans cette lutte, des centaines de nos camarades ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s par le r\u00e9gime islamique ou bien emprisonn\u00e9s dans ses cachots moyen\u00e2geux. Tout cela n&#8217;a pas emp\u00each\u00e9 la &#8220;Minorit\u00e9&#8221; de d\u00e9fendre les int\u00e9r\u00eats de la classe ouvri\u00e8re et son r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant. Au c\u0153ur de cette lutte l&#8217;Organisation \u00e9volua id\u00e9ologiquement et politiquement. Elle \u00e9claircit ses objectifs et revendications sous forme d&#8217;un programme. Elle r\u00e9ussit \u00e0 obtenir une strat\u00e9gie et des tactiques biens d\u00e9finies. Ces acquis n&#8217;ont pas \u00e9t\u00e9 faciles bien entendu. M\u00eame apr\u00e8s la grande scission l&#8217;Organisation subit de lourds coups. Cela \u00e9tait d\u00fb en particulier aux erreurs, \u00e0 l&#8217;inexp\u00e9rience et aux d\u00e9viations que nous n&#8217;avions pas ou encore nous d\u00e9barrasser. Entre 1981-1985 le r\u00e9gime nous a fait subir de tr\u00e8s lourds coups. Dans une seule attaque sauvage du r\u00e9gime la plupart des membres du Comit\u00e9 central ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s et dans un autre heurt arm\u00e9 beaucoup de cadres ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s ou ex\u00e9cut\u00e9s peu apr\u00e8s leur arrestation. Cela s&#8217;est pass\u00e9 courant 1981. Pendant les quatre ann\u00e9es suivantes d&#8217;autres coups ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9s contre l&#8217;Organisation. La plupart des camarades arr\u00eat\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 soit ex\u00e9cut\u00e9s soit condamn\u00e9s \u00e0 de lourdes peines de prison. La sauvagerie du r\u00e9gime fut telle qu&#8217;il fit m\u00eame ex\u00e9cuter les sympathisants de l&#8217;Organisation pour de simples distributions de tracts ou des activit\u00e9s aupr\u00e8s des ouvriers. Malgr\u00e9 tout cela notre Organisation resta la seule \u00e0 publier son organe central Kar (Travail) \u00e0 l&#8217;int\u00e9rieur du pays et \u00e0 continuer d&#8217;organiser des cellules d&#8217;activit\u00e9s politiques dans les quartiers et usines. Apr\u00e8s chaque coup l&#8217;organisation recommen\u00e7ait pour continuer la lutte. Les coups continuels du r\u00e9gime ont r\u00e9duit la puissance de lutte de l&#8217;Organisation et l&#8217;ont affaiblie de l&#8217;int\u00e9rieur d&#8217;o\u00f9 l&#8217;av\u00e8nement d&#8217;autres scissions. La scission de 1982 en \u00e9tait une. Elle a contribu\u00e9 \u00e0 l&#8217;affaiblissement de l&#8217;Organisation et causa le grand coup de l&#8217;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. Lorsqu&#8217;en 1980 la grande scission &#8220;Majorit\u00e9 &#8211; Minorit\u00e9&#8221; s&#8217;est produite beaucoup de contestataires avaient rejoint la &#8220;Minorit\u00e9&#8221; du simple fait qu&#8217;elle avait pris une position contre le r\u00e9gime islamique r\u00e9cemment instaur\u00e9. L&#8217;inexistence d&#8217;un programme bien fini avait fait que la &#8220;Minorit\u00e9&#8221; a manqu\u00e9 le temps pour d\u00e9finir les bases de son unit\u00e9 interne. C&#8217;est pourquoi il y avait des tendances qui ont m\u00eame fini par nier les positions de la &#8220;Minorit\u00e9&#8221;. La tendance petite-bourgeoise du d\u00e9but de l&#8217;ann\u00e9e 1982 ne pouvait pas rester dans l&#8217;Organisation de part ses positions id\u00e9ologiques &#8211; politiques fondamentalement diff\u00e9rentes. Elle pr\u00e9para alors sa scission apr\u00e8s le premier Congr\u00e8s de l&#8217;Organisation. Elle causa de graves actes anti &#8211; organisationnelles. Alors qu&#8217;elle faisait des propositions apparemment plus \u00e0 gauche, elle ne propageait que l&#8217;immobilisme. Cet immobilisme et l&#8217;opportunisme ont fait qu&#8217;elle a disparu compl\u00e8tement apr\u00e8s sa scission. Cette exp\u00e9rience nous a enseign\u00e9 que sans un programme clair et sans obtention d&#8217;une s\u00e9rie de tactiques aucune unit\u00e9 interne de l&#8217;Organisation n&#8217;est possible. L&#8217;\u00e9laboration d&#8217;un programme fut mise \u00e0 l&#8217;ordre. Dans les coups contre l&#8217;Organisation par le r\u00e9gime et par les scissions multiples, de diff\u00e9rentes causes sont \u00e0 remarquer, entre autres la m\u00e9thode des activit\u00e9s men\u00e9es. De 1981 \u00e0 1985 apr\u00e8s chaque attaque du r\u00e9gime, nous nous efforcions d&#8217;\u00eatre pr\u00e9sents dans les domaines politique et de la lutte des classes. C&#8217;est pourquoi nous nous concentrions pour nous r\u00e9organiser parfois avec des d\u00e9monstrations de force petites-bourgeoises. Avant de consolider notre organisation nous avions tendance \u00e0 nous montrer actifs \u00e0 tout prix. La premi\u00e8re Conf\u00e9rence de l&#8217;Organisation est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s claire \u00e0 ce propos : &#8220;Il est vrai que les coups policiers nous ont limit\u00e9s dans nos activit\u00e9s, mais ceux-ci \u00e9taient aussi en relation avec notre forme organisationnelle et la mani\u00e8re dont nous menions des luttes. L&#8217;organisation de la lutte des classes et l&#8217;intervention active dans cette lutte demandent avant tout une organisation solide, disciplin\u00e9e et pers\u00e9v\u00e9rante. Seulement ce genre d&#8217;organisation pourra contrecarrer les attaques de la police et accomplir ses devoirs. Notre Organisation manquait de crit\u00e8res n\u00e9cessaires organisationnels pour continuer \u00e0 lutter efficacement alors que la dictature l&#8217;attaquait sans cesse. Nous avons pens\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper superficiellement l&#8217;Organisation au lieu de cr\u00e9er une organisation solide, restreinte, disciplin\u00e9e et pers\u00e9v\u00e9rante aupr\u00e8s des ouvriers. C&#8217;est pourquoi les positions organisationnelles se sont effondr\u00e9es et elle est devenue incontr\u00f4lable. Cette forme organisationnelle \u00e9tait accompagn\u00e9e d&#8217;une mauvaise m\u00e9thode d&#8217;activit\u00e9s. L&#8217;existence d&#8217;une organisation communiste d\u00e9pend de sa m\u00e9thode de travail et de la mani\u00e8re dont elle m\u00e8ne ses activit\u00e9s. Une m\u00e9thode juste demande de la patience dans l&#8217;organisation, la pr\u00e9voyance et le refus de tout acte instantan\u00e9 et des chahuts propagandistes. Nous avons essay\u00e9 de d\u00e9velopper l&#8217;Organisation et de reconstruire les parties attaqu\u00e9es par la police pour montrer que nous sommes toujours l\u00e0 et que nos tracts et publications sont distribu\u00e9s. Cette m\u00e9thode avait un aspect plut\u00f4t propagandiste et non prol\u00e9tarien. Elle \u00e9tait contre la continuit\u00e9 et la solidit\u00e9 de notre Organisation. Elle a rendu notre Organisation plus vuln\u00e9rable par la police. L&#8217;intervention active dans la lutte est n\u00e9cessaire, l&#8217;intervention dans la lutte des classes est vitale mais elle exige une condition, celle d&#8217;une organisation solide aupr\u00e8s des ouvriers, une m\u00e9thode de travail patient et continu loin des tumultes petites-bourgeoises.&#8221; Cette mauvaise m\u00e9thode de travail a eu des cons\u00e9quences, celles des crises organisationnelles et les scissions qui en ont d\u00e9coul\u00e9. Malgr\u00e9 les progr\u00e8s id\u00e9ologiques-politiques effectu\u00e9s les formes organisationnelles d&#8217;avant-parti survivaient au sein de l&#8217;Organisation. cela causa une grave contradiction entre le contenu d\u00e9velopp\u00e9 de parti et la forme arri\u00e9r\u00e9e organisationnelle d&#8217;avant-parti. Les m\u00e9canismes et crit\u00e8res de parti pour assurer les relations saines et la r\u00e9solution correcte des contradictions n&#8217;existaient pas. D&#8217;une part nous avions des tendances fractionnelles anti-centralistes et d&#8217;une autre un centralisme bureaucratique. Un programme de parti et les tactiques de parti demandent une structure de parti et le centralisme d\u00e9mocratique. Le manque de ceux-ci n&#8217;entra\u00eene que des crises organisationnelles et des scissions, ce qui s&#8217;est pass\u00e9 dans notre Organisation.<br \/>\nCet ensemble des difficult\u00e9s de m\u00e9thode de travail existait depuis la formation de la &#8220;Minorit\u00e9&#8221;. Nous en avons tir\u00e9 les enseignements et essay\u00e9 de ne plus commettre les m\u00eames erreurs.<\/p>\n<p>Notre programme est notre boussole aujourd&#8217;hui. Il d\u00e9finit nos convictions et nous \u00e9claire la voie de notre action. Nos tactiques pr\u00e9cises nous donnent les m\u00e9thodes et formes de luttes. Notre statut explique notre syst\u00e8me organisationnel et d\u00e9finit les r\u00e8gles de nos relations internes.<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat global de ce que notre Organisation a obtenu jusqu&#8217;\u00e0 maintenant est le produit d&#8217;un quart de si\u00e8cle d&#8217;activit\u00e9s, de luttes, d&#8217;avanc\u00e9es, de reculs, de victoires et d&#8217;\u00e9checs. Nous avons tir\u00e9 des le\u00e7ons de nos erreurs et fautes. Nous ne signalons pas nos services au mouvement communiste et au mouvement ouvrier, nous n&#8217;avons fait que notre devoir. Nos fautes, d\u00e9viations et erreurs pendant ce quart de si\u00e8cle ont \u00e9t\u00e9 faites au cours de notre pragmatisme et de nos luttes. Celui qui ne fait que parler ne commet pas d&#8217;erreur. Mais un mouvement qui intervient activement dans la lutte peut se tromper \u00e0 chaque pas. L&#8217;essentiel est de critiquer ces erreurs et d&#8217;en tirer de le\u00e7ons. Voil\u00e0 notre bilan que nous croyons tr\u00e8s positif. Nous esp\u00e9rons accomplir notre devoir afin d&#8217;organiser et d&#8217;aider la classe ouvri\u00e8re dans la prise de conscience pour la r\u00e9volution sociale et pour que l&#8217;ordre humain communiste s&#8217;instaure. Nous saluons la m\u00e9moire de tous nos camarades qui ont pay\u00e9 de leur vie pour le socialisme depuis la fondation de l&#8217;Organisation. Et nous continuons la lutte.<\/p>\n<\/div><\/section>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":2,"featured_media":2106,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-2105","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-uncategorized"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/fedaian-minority.org\/wp-content\/uploads\/2019\/10\/siyakal3.gif?fit=200%2C256&ssl=1","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2105","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2105"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2105\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2106"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2105"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2105"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fedaian-minority.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2105"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}